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I am interested in creating processes that allow me to live, to feel, and to slow down time. Time passes very quickly for me; without a conscious effort to slow it down, I no longer feel its passage. That’s why I place great importance on the process itself, and I seek gestures and rhythms that are uniquely my own.

I regularly visit thrift stores to collect second-hand yarn. I knit. I make my own glue, stretch my canvases, let them dry, then I paint. In autumn, I gather fallen leaves, dry them, grind them, turn them into pulp, harden them, and transform them into surfaces to paint on. Sometimes, I recycle the paper on which I’ve written poetry to create my own drawing paper. Each piece is either assembled or presented independently.

For my textile installations, I call them “Hand to hand”, because they seem to be holding hands: to avoid falling, to support each other, and simply to be together. This also reflects what art is for me: something that helps me hold on to life. Through these installations, I want to explore solidarity, togetherness, community, sharing, and above all, hope—values that feel more essential than ever in today’s world.

For my paintings and drawings, I draw inspiration from small moments, little things, and subtle emotions in my daily life. I try to pay attention to what often goes unnoticed in the fast current of time. This too is a way of slowing down, of feeling joy. I find it difficult to feel truly happy in this world. So through my gestures and my work, I try to say: “Despite everything…” Despite everything, life might still be beautiful.

Poetry is at the heart of my practice. I write one poem a day, in the languages available to me: French, English, Korean, and Japanese. My writing is not always visible in my visual work, but it is inseparable from it. Like two close friends, they exist together, in one way or another. They are part of the same landscape.

Je m’intéresse à créer des processus qui me permettent de vivre, de ressentir, et de ralentir le temps. Le temps passe très vite pour moi ; sans un effort conscient de ralentissement, je ne le sens plus passer.
C’est pourquoi je donne une grande importance au processus, et je cherche des gestes et des rythmes qui me sont propres.

Je me rends régulièrement dans des ressourceries pour récupérer des pelotes de laine de seconde main. Je tricote. Je fabrique ma propre colle, je tends mes toiles, je les laisse sécher, puis je peins. Je ramasse des feuilles mortes en automne, je les sèche, les broie, en fais une pâte, les rigidifie, puis les transforme en surfaces à peindre. Aussi, je recycle les papiers sur lesquels j’ai écrit de la poésie pour créer mon propre papier à dessin. Chaque pièce est ensuite soit assemblée, soit présentée de manière indépendante.

Pour mes installations textiles, je les nomme « Hand to hand », car elles me donnent l’impression de se tenir la main : pour ne pas tomber, pour se soutenir mutuellement, et simplement pour être ensemble. Cela représente aussi ce qu’est l’art pour moi : quelque chose qui m’aide à tenir dans la vie. À travers ces installations, je veux questionner la solidarité, l’être-ensemble, la communauté, le partage, et surtout l’espoir — des valeurs qui me semblent plus que jamais essentielles dans le monde actuel.

Pour mes peintures et dessins, je m’inspire des petits moments, des petites choses, des émotions discrètes de mon quotidien. J’essaie de porter attention à ce qui passe inaperçu dans le grand courant du temps. C’est aussi une manière de ralentir, de ressentir la joie. Je trouve qu’il est difficile de se sentir heureux dans ce monde. Alors, à travers mes gestes et mes œuvres, j’essaie de dire : « Malgré tout… »
Malgré tout, la vie est peut-être belle.

La poésie est au cœur de ma pratique. J’écris un poème par jour, dans les langues qui me sont familières : le français, l’anglais, le coréen et le japonais. Mon écriture n’est pas toujours visible dans mon travail plastique, mais elle lui est inséparable. Comme deux amis très proches, ils existent ensemble, d’une manière ou d’une autre. Ils font partie du même paysage.

Park Chae Dalle, 2025

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